Les stagiaires de la spécialité "Forêts et territoires ruraux" (FTR) à la découverte de la Trame verte et bleue

publié le 17 mai 2022 (modifié le 18 mai 2022)

Les stagiaires TSMA Forêts et territoires ruraux sont allés visiter trois sites de la métropole du Grand Nancy, accompagnés par M. Julien SORET, chargé de mission espaces naturels sensibles (ENS) et zones humides de la métropole.

L’objectif était de découvrir les différents aménagements réalisés par la métropole dans le cadre de la trame verte et bleue.

Les stagiaires ont pu visiter trois sites différents insérés dans un même corridor écologique sur la commune de Villers-lès-Nancy :

- Le jardin botanique Jean Marie Pelt

Celui-ci avait une vocation purement universitaire et s’est progressivement ouvert au public.

De nombreuses espèces floristiques du monde entier y sont installées.
Les stagiaires ont pu voir la transformation d’une ancienne réserve incendie en bassin.
L’originalité de ce bassin est sa structuration en pallier, support favorable à une grande diversité floristique.

Par ailleurs, la végétation des berges est venue spontanément et rapidement.

Ce bassin a également pour objectif d’abriter une richesse faunistique tels que les batraciens (crapauds, salamandres, tritons crêtés etc.…), les insectes (14 espèces d’odonates présentes).

Ce bassin s’insère dans la trame bleue.

Au sein du jardin botanique des zones de refuge (absence de fauchage) sont installées afin d’assurer une continuité terrestre.



- Le parc de Rémicourt
Dans ce parc, les stagiaires ont pu voir la création de deux mares en série. Cependant des problèmes sont apparus suite au manque de suivi des projets réalisés, comme le tarissement de la source dû à des travaux en amont, l’absence de végétalisation des berges et l’étanchéité des deux mares. Plusieurs matériaux (bâche, argile et bentonite) pourraient être utilisés pour refaire l’étanchéité des mares.


- Le parc de Brabois

La particularité de ce parc est qu’il a subi la tempête de 1999 et afin d’entretenir les espaces ré ouverts de l’éco pâturage a été mis en place.
Les stagiaires ont pu voir la mise en place de mesures compensatoires pour les hirondelles suite à la restauration du château présent dans le parc. Celles-ci consistent en la pose de nids artificiels et la création d’un « espace de boue » pour qu’elles puissent construire des nids naturels (une hirondelle a besoin d’environ 2000 boulettes de boue pour construire un nid https://moselle.lpo.fr/spip.php?article19).
De plus, ce parc est situé dans un corridor de milieux thermophiles, ainsi des murets de pierres sèches sont réalisés dans le but de stabiliser les buttes de terres et accueillent de nombreux insectes et reptiles.
Enfin des nichoirs pour chiroptères, oiseaux et chouettes ont été installés afin de permettre leur présence notamment pour la période estivale.



Les différents projets réalisés montrent l’importance du maintien des continuités écologiques à proximité et au sein des milieux urbains. Cependant il n’est pas possible de choisir les espèces qui empruntent ce corridor, des problématiques liées aux espèces exotiques envahissantes et à d’autres espèces telles que le sanglier peuvent apparaître.

Carole Pellet et Quentin BERNAT (stagiaires FTR)